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Une carrière qui bouge plus qu'avant

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    Plus d'emplois au fil d'une vie, des compétences qui évoluent vite, des parcours moins linéaires. La carrière ne suit plus une ligne droite. Voici ce qui change, et comment garder le cap.

    Pendant longtemps, une carrière se dessinait comme une ligne droite. On choisissait un domaine, on y gagnait de l'expérience et on montait les échelons, souvent chez le même employeur. Le titre du poste servait alors de repère : il disait où l'on en était et où l'on s'en allait.

    Ce modèle existe encore, mais il est de moins en moins la norme. Les données sur le marché du travail montrent des changements d'emploi plus fréquents, des postes qui se transforment de l'intérieur et des parcours qui prennent des formes plus variées.

    Pour les personnes comme pour les organisations, ce mouvement demande une autre façon de penser la carrière. Il ne s'agit plus seulement de bien choisir son prochain poste, mais de savoir se repérer dans une suite de changements.

    Ce qui change

    Les gens changent plus souvent d'emploi. Les personnes qui entrent aujourd'hui sur le marché du travail sont en voie d'occuper deux fois plus d'emplois au cours de leur carrière qu'il y a 15 ans². Le passage d'un poste à l'autre, autrefois exceptionnel, devient une étape récurrente de la vie professionnelle. Chercher un emploi, se présenter, s'intégrer à une nouvelle équipe : ces moments reviennent plus souvent qu'avant.

    Les emplois eux-mêmes se transforment. D'ici 2030, les employeurs prévoient que 39 % des compétences de base des travailleur·euses auront changé¹. Un même poste ne demandera pas les mêmes choses dans cinq ans. Rester en place ne garantit donc plus que ses compétences restent à jour, et même une personne qui ne change pas d'employeur vit une forme de mouvement.

    Les parcours sont moins linéaires. Ils prennent des formes plus variées : un changement de secteur, un retour aux études, un contrat à son compte, une période de transition entre deux postes. Ces détours font partie de la carrière et, bien racontés, ils enrichissent un profil.

    Les profils polyvalents gagnent du terrain. Ce mouvement favorise les personnes capables de s'adapter. Dans un sondage mené auprès de leaders RH, 65 % estiment que l'intelligence artificielle favorisera les rôles plus généralistes³. Les compétences en hausse vont dans le même sens : pensée analytique, résilience, flexibilité, curiosité et apprentissage continu¹. Aucune n'appartient à un métier en particulier.

    Cela ne veut pas dire qu'il faut savoir tout faire. Une expertise solide reste précieuse, et plusieurs secteurs recherchent activement des spécialistes. Mais une expertise prend plus de valeur quand on peut l'appliquer ailleurs que là où on l'a acquise.

    Garder le cap quand la ligne n'est plus droite

    Quand le titre et l'employeur changent plus souvent, ils ne suffisent plus à orienter une carrière. Un poste peut disparaître, se transformer ou ne plus correspondre à ce que l'on cherche. Le cap doit donc venir de vous plutôt que du poste occupé. Trois repères aident à le tenir.

    Savoir ce que vous cherchez

    Ce qui vous motive, le type de travail qui vous convient, l'environnement dans lequel vous donnez le meilleur de vous-même, les conditions qui comptent pour vous. Ces éléments changent beaucoup moins vite que les postes. Ce sont eux qui permettent de juger si une occasion vous rapproche ou vous éloigne de ce que vous voulez.

    Sans ce repère, il est facile d'accepter un poste parce qu'il ressemble au précédent, ou de refuser une occasion parce qu'elle ne porte pas le bon titre. Prendre le temps d'y revenir régulièrement, par exemple une fois par année, permet de choisir le prochain changement en toute connaissance de cause.

    Connaître ce que vous savez faire, au-delà de votre titre

    Un titre résume mal une expérience. « Gestionnaire de projets » dit peu de choses sur ce que la personne sait réellement faire. « Faire livrer un projet à une équipe qui ne relève pas de moi » ou « rétablir la confiance d'un client insatisfait » se transposent dans bien des secteurs.

    Décrites ainsi, vos compétences vous suivent d'un emploi à l'autre. C'est aussi ce langage qui permet à un employeur d'un autre domaine de voir ce que vous pouvez lui apporter. L'exercice demande un peu de recul, mais il change la façon dont vous présentez votre parcours, dans un CV comme en entrevue.

    Continuer d'apprendre, même quand tout va bien

    Le meilleur moment pour élargir ses compétences est souvent celui où rien ne presse. Une formation, un nouveau dossier, un comité hors de votre champ habituel, une collaboration avec une autre équipe : chaque occasion élargit les endroits où votre expérience peut servir.

    Ces apprentissages n'ont pas besoin d'être spectaculaires. Ce qui compte, c'est leur régularité. Ils vous donnent plus de choix le jour où le changement se présente, qu'il soit souhaité ou non.

    Quand le changement n'est pas choisi

    Tous les changements de parcours ne sont pas planifiés. Une restructuration, une fin d'emploi ou la transformation d'un poste peuvent imposer une transition au moment où l'on s'y attend le moins. Dans ces situations, les mêmes repères prennent toute leur importance.

    Savoir ce que l'on cherche aide à ne pas se précipiter vers le premier poste venu. Connaître ses compétences transférables ouvre des pistes que l'on n'aurait pas envisagées. Et l'habitude d'apprendre permet d'aborder la suite avec confiance. Une transition imprévue peut alors devenir l'occasion de réorienter sa carrière avec intention, plutôt qu'une simple pause entre deux emplois.

    Dans ces moments, il est souvent utile de ne pas faire le chemin seul·e. Un regard extérieur aide à prendre du recul, à nommer ses forces et à préparer la suite avec méthode.

    Le rôle des organisations

    Les employeurs ont aussi un rôle à jouer dans ce mouvement. Une organisation qui parle de compétences plutôt que seulement de titres facilite la mobilité interne. Une personne dont le poste se transforme peut alors trouver sa place ailleurs dans l'organisation plutôt que de la quitter.

    Les échanges réguliers sur le développement de carrière, l'accès à la formation et la possibilité d'essayer de nouveaux dossiers aident à garder des équipes engagées dans un contexte qui change. Et lorsqu'une fin d'emploi devient inévitable, offrir un accompagnement en transition et gestion de carrière aide les personnes touchées à rebondir, tout en préservant la confiance de celles qui restent.

    Une carrière en mouvement, avec des repères clairs

    Une carrière qui bouge peut rester une carrière bien orientée. Le mouvement fait désormais partie du parcours de la plupart des gens, et il apporte aussi de nouvelles possibilités : varier les expériences, explorer d'autres secteurs, mettre son expertise au service de nouveaux défis.

    Ce qui fait la différence, c'est la clarté des repères. Avec une bonne connaissance de ce que l'on cherche et de ce que l'on sait faire, chaque changement devient une étape choisie dans la continuité du parcours.

     

    Sources

    1. Forum économique mondial. The Future of Jobs Report 2025, janvier 2025.
    2. LinkedIn. Work Change Report: AI Is Coming to Work, 2025.
    3. Cielo. The Rise of the Supergeneralist, 2026.

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    Transition et gestion de carrière

    Équipe Leduc RH Publié le

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